Article: Quand une matière mérite une seconde histoire

Quand une matière mérite une seconde histoire
Quand une matière mérite une seconde histoire
Tous les cuirs sélectionnés pour une collection ne sont pas destinés à devenir un produit fini. Certains, bien qu'ils conservent toutes leurs qualités, ne trouvent plus leur place dans le projet pour lequel ils avaient été choisis. Non pas parce qu'ils ont perdu de leur valeur, mais parce qu'une production s'achève, qu'un projet évolue ou qu'une collection laisse place à la suivante.
Aujourd'hui, l'industrie de la mode désigne de plus en plus ces matières sous le terme de deadstock : des matériaux inutilisés qui peuvent connaître une nouvelle destination, dans une démarche d'économie circulaire visant à prolonger leur cycle de vie et à préserver leur valeur.
Lorsque Nani est né, nous ne connaissions pas encore ce terme. En revanche, nous savions reconnaître la valeur de ces cuirs : leur qualité, leur caractère et leur potentiel, là où d'autres ne voyaient que la fin d'un projet.
Dès le premier jour, nous avons choisi de travailler avec des cuirs italiens issus de Toscane, où la tradition du tannage continue de s'allier à un savoir-faire artisanal d'exception. Car, pour nous, la valeur d'une matière ne s'arrête pas à sa première destination. Elle se prolonge chaque fois qu'elle rencontre le bon projet.
Cette vision trouve aujourd'hui un écho dans l'approche circulaire du cuir. Le projet Gucci-Up, présenté par la Fondation Ellen MacArthur, en est un exemple : il redonne une nouvelle destination à des tissus et des cuirs inutilisés en révélant tout leur potentiel.
Au-delà du terme que nous employons aujourd'hui pour décrire cette philosophie, l'essentiel reste la conviction qui anime Nani depuis ses débuts : la fin d'une collection ne marque jamais la fin de la valeur d'une matière. C'est simplement le début d'une nouvelle histoire.





